Transversalités

1. Transition sociale et environnementale 

Dans un contexte de crises multiples et imbriquées, cette approche transversale ambitionne d’examiner les changements des sociétés visant la soutenabilité à la fois sociale et environnementale. Elle conduit à s’intéresser aux transformations au niveau des imaginaires, des représentations, des valeurs, des récits et des pratiques. Elle privilégie une investigation transcalaire et prend en compte les enjeux de bien-être, de care dans les relations mutuelles entre humains et non-humains, ou encore de santé. L’objectif est de faire émerger une approche plus juste et inclusive de la transition. A cette fin, cette transversalité s'intéresse notamment aux pratiques alternatives et émergentes de soutenabilité déployées par des protagonistes non dominants et invisibilisés. Une telle perspective permet de repenser nos cadres scientifiques et les formes d'actions possibles en matière de transition. L'enjeu est aussi de se pencher sur la dimension éthique et réflexive de nos pratiques en tant que chercheurs.ses et la relation avec les participant.e.s à la recherche.

2. Approche critique des logiques d’action

Cette approche transversale amène à examiner de manière critique les jeux d’acteurs, les modes d’action et leurs effets sur l’espace, avec l’objectif de questionner les dispositifs conceptuels et discursifs, dans un souci de déconstruction des catégories et modèles. Cette approche conduit notamment à s’intéresser aux inégalités sociales, culturelles ou environnementales, aux conflictualités territoriales (tensions, mobilisations, contestations), aux modalités de gouvernance (modes de concertation et de régulation, processus participatifs) et aux nouvelles figures de l’expertise.

3. Méthodes et humanités numériques

Les démarches méthodologiques englobées dans cette approche contribuent à dépasser les délimitations entre ce qui est volontiers associé au champ des humanités (corpus textuels, approches sensibles ou mettant l’accent sur les subjectivités, productions culturelles et artistiques, techniques d’enquête qualitative, etc.) et ce qu’on assigne aux mondes numériques (méthodes quantitatives, indicateurs et autres outils objectivant, y compris dans une optique d’aide à la décision, data visualisation, etc.). Elles privilégient ainsi la mobilisation de dispositifs irréductibles à cette dichotomie (méthodes mixtes, indicateurs qualitatifs, cartographies, analyses de réseaux, etc.).