Publications

  • [hal-03527380] Drivers and dimensions of flood risk perceptions: Revealing an implicit selection bias and lessons for communication policies

    Flood damages have increased in many regions around the world, and they are expected to continue to rise in the future due to climate change. To reverse this trend, awareness of flood risk among the population is required to support flood risk management policies and improve flood preparedness. However, empirical studies on the drivers of flood risk perceptions conducted thus far have reported mixed and contradictory results. The aim of this study is to provide insights into the factors that influence perceptions of various dimensions of flood risk to draw lessons to guide flood risk communication strategies. We test a variety of hypotheses of possible factors of influence on flood risk perceptions that are motivated by theoretical concepts and previous empirical studies, whilst also controlling for socio-demographic variables. A representative sample of 2,976 residents answered our survey assessing the role that past flood experiences and risk communication play in shaping flood risk perceptions. Besides exploring flood risk perceptions more robustly, this large sample also facilitates the systematic study of ‘don’t know’ answers, which are often dismissed as missing data in many studies. Rather in this study we analyze what ‘don’t know’ answers reflect in terms of knowledge about particular dimensions of flood risk. The study finds that older people, as well as those who have higher levels of income and education, are significantly more likely to express their flood risk perceptions, respondents who are unable to answer the questions on flood risk perceptions face a lower flood risk, report to have been living in their neighbourhood for a shorter period of time and have less first-hand flood experience. Previous studies might thus be biased by an implicit selection effect. Finally, we show that findings are highly dependent on other explicit choices made by researchers, including the apparently self-fulfilling impact of selecting one explanatory framework over another. New insights emerge from the role that information campaigns and social vulnerability play in the ability to answer the questions. Based on our findings, we offer recommendations for improving flood risk communication policies, specifically increasing the frequency of communication, ensuring that campaigns are focused in terms of the content they provide and the subgroups of the population they target.

  • [halshs-03628210] Les espaces publics à l'épreuve des mobilités

    Les mobilités et les espaces publics sont deux questions qui gagnent grandement à être articulées pour mieux comprendre l’espace des sociétés. Ce livre montre que les mobilités inscrivent les espaces publics à des échelles bien plus larges que celles auxquelles ils sont habituellement appréhendés. Il donne aussi à voir combien les espaces publics mettent les mobilités aux prises avec l'altérité du monde et des corps. Issues de divers horizons disciplinaires (géographie, urbanisme, sociologie, science politique), les contributions s’appuient sur une large palette de terrains, en France et dans le monde, et de méthodes, y compris les plus expérimentales : recherche-création, traversées sonores ou déambulations participatives. En faisant de la mobilité une catégorie fondatrice de l’espace public, ce volume donne tout son sens à l’expérience du passage comme matrice inattendue de l’espace des sociétés, à travers laquelle se fait et se défait le commun.

  • [hal-03477851] Des paroles et des pierres, Martin Luther King de Washington DC au global

    À la suite du décès de George Floyd à Minneapolis, en mai 2020, de puissantes manifestations sont organisées dans plusieurs centaines de villes des États-Unis - parfois accompagnées d'émeutes - puis, dans une moindre mesure, en Europe. Elles ont remis au coeur du débat public la question du racisme et des discriminations envers certains groupes socio-ethniques, en particulier les Noirs américains. La pesanteur des symboles historiques de l'oppression est telle que plusieurs statues d'hommes blancs, honorant des figures de la Guerre de Sécession ou des élus connus pour leur soutien à la ségrégation raciale, sont démantelées. En 2015 déjà, un mouvement souhaitant enlever la statue de Cecil Rhodes de l'Université du Cap, en Afrique du Sud, avait initié une vague de contestation de l'héritage commémoratif lié à la colonisation et à l'esclavage #Rhodesmustfall (Rhodes doit tomber) qui toucha aussi les universités américaines. Cela, alors que seuls de rares monuments honorent des personnalités afro-américaines aux États-Unis. Parmi eux, le mémorial Martin Luther King Jr., situé sur le National Mall dans la capitale fédérale, Washington, District of Columbia (DC). Ce mémorial comprend une statue entourée d'allocutions de cette figure du mouvement des droits civiques des années 1960. La localisation excentrée de ce mémorial récent, premier monument à honorer une personnalité afro-américaine sur le National Mall, interpelle d'autant plus que les citations retenues présentent une vision du monde qui articule luttes locales et globales.

  • [hal-03657185] Découvrir “Wet ontologies, fluid spaces : Giving depth to Volume Oceanic thinking” et “The ocean in Excess : Towards a More-than-Wet Ontology”

    Lecture présentée par Damien Masson le 15 avril 2021 lors d’un atelier de lecture de l’ANR Sensibilia Peters, Kimberley et Steinberg, Philip (2019). «The ocean in excess: Towards a more-than-wet ontology». Dialogues in Human Geography, Vol.9, N°3, p.293 307. DOI : 10.1177/2043820619872886 Steinberg, Philip et Peters, Kimberley (2015). «Wet Ontologies, Fluid Spaces: Giving Depth to Volume through Oceanic Thinking». Environment and Planning D: Society and Space, Vol.33, N°2, p.247 264. DOI : https://doi.org/10.1068/d14148p L’enjeu du 1er texte est de se décaler des travaux (de géographes en particulier) sur la mer ou l’océan, pour plutôt penser par (à travers) lui, en partant de sa matérialité caractéristique. À travers la notion d’ontologie humide – ou mouillée – (qui renvoie à la fois à la qualité liquide de la mer, et au ressenti humide que l’on en aurait) les auteurs proposent de redéfinir nos manières d’appréhender le monde et d’ouvrir de nouveaux cadres pour la pensée géographique. Se fondant dans un premier temps sur la caractéristique ondulatoire de l’océan, à travers ses vagues et ses courants, les auteurs construisent ensuite plusieurs modes d’appréhension du monde rendus possibles par leur ontologie dont je retiens : le territoire, qui pensé de manière volumétrique et labile complique l’appréhension de ses éventuelles frontières et de sa régulation ; la matière et le temps, où les auteurs proposent une géopolitique de l’anthropocène prise au prisme de leur ontologie et devient compréhensible moins comme une nouvelle strate terrestre que comme un assemblage, en perpétuelle recomposition, tant aux niveaux physico-chimique, biotiques, vécus et politiques. In fine, ces arguments contribuent à la justification d’une pensée du territoire avec le volume, avec la turbulence, l’impermanence et l’immanence, qui contribue à altérer nos écologies sensibles, nos modes de relation au monde et penser en extension les effets que cela a sur le gouvernement des sociétés. Le second texte affine le premier et précise ses potentielles implications écologiques (au sens de l’écologie sensible). Son enjeu consiste à développer une approche plus humaniste et sensible de l’océan en s’appuyant cette fois-ci sur son caractère excessif : qui existe au-delà de ses limites a priori que celles-ci soient matérielles, relationnelles, imaginaires ; qui déborde une forme, une matérialité ; qui est un espace en constante multiplication ; qui par définition est toujours au-delà de lui. A ces titres, cette seconde ontologie plus-que-mouillée entend exprimer cette dimension métaphysique de l’océan. Pour cela, ils vont construire trois plans d’appréhension de l’océan : the ocean within, par lequel ils développent ses dimensions non représentationnelles ; the ocean beyond, où ils développent sa dimension matérielle ; puis the ocean imagined où ils concluent en montrant l’enjeu de la prise en considération de ses dimensions représentationnelles pour appréhender les renouvellements ontologiques qu’ils appellent de leurs vœux. Ce texte nous intéressera probablement plus que le précédent si l’on travaille dans la perspective sensible même si les effets d’une telle « ontologie » ne paraissent pas évidents de prime abord (à part à rappeler l’enjeu à penser le non, le plus que et le désigné comme étant toujours coextensifs). En revanche, la reprise à leur compte par les auteurs de la notion d’Hypersea (qui va progressivement se substituer à l’océan ou la mer) est intéressante par sa puissance performative : en faisant advenir toutes les connexions possibles et tous les registres d’appréhension à la fois. Pour autant, son efficace pratique parait moins fort que celui de l’ontologie mouillée dont les effets sur un potentiel renouvellement des catégories de la géopolitique marine semblent probablement plus opératoires.

  • [hal-03205924] La fin du game? Les jeux vidéo au quotidien

    À la maison ou dans les transports, au bureau ou aux toilettes, les jeux vidéo sont partout. La banalisation de ce loisir électronique dans toutes les tranches d’âge et toutes les catégories de la société s’est accompagnée d’une diversification des publics mais aussi des manières de jouer. Loin de l’image caricaturale du mâle adolescent jouant des heures durant à des jeux de tir, désormais les jeux vidéo sont pour beaucoup une activité ordinaire qui trouve place dans les interstices, les temps libres des routines journalières ou hebdomadaires. Ils sont imbriqués dans les modes de vie et contribuent aux modes d’habiter. Fruit d’un travail de recherche collectif, ce livre analyse la place de ces pratiques vidéoludiques au quotidien. Comment joue-t-on aux jeux vidéo aujourd’hui? Qui joue, où, et avec qui ? Quelles sont les diverses pratiques, de sociabilité, d’échanges mais aussi de mobilités et de marquage de l’espace, qui se développent autour de ce loisir électronique ? Quelles sont les émotions, les expériences, les affects, que les jeux vidéo rendent possible? Cette exploration inédite du domaine des jeux vidéo étudie la diversité de leurs publics, les pratiques que ces derniers développent, et les expériences qui s’y éprouvent.

  • [hal-03264036] Street Vending the Metropolis: Proximity, Distance and Emotions between Migrants and Tourists in Paris

    This paper focuses on the role played by migrants in the informal economy in the emblematic tourist sites of a Global North metropolis, paying heed to their interactions with tourists. It investigates the acceptability of the migrants’ presence by probing the distance or proximity of tourists to migrant vendors. Our key hypothesis is that these subaltern assert a certain right to the city by mastering interpersonal distances with others and changing the dominant meaning attached to major tourist sites. This research draws on in-depth fieldwork carried out in four of Paris’s most famous attractions: the Eiffel Tower, Notre-Dame, Montmartre, and the Louvre. It is based on ethnographic observations, 75 interviews in five languages with tourists, and 29 interviews with actors in the informal economy, often street vendors. Analyzing this research material has allowed us to conceptualize a wide range of strategies by which migrants negotiate their place in the city. We highlight three modalities of proxemic relationships between tourists and migrants that shape the multi-scalar emotional experiences of these sites. These complex (im)possible proximities help us better grasp how a translocal and progressive sense of place is at stake, in the very heart of a global city.

  • [hal-03221191] Le réchauffement climatique actuel influence-t-il l’activité des ouragans extrêmes de l’Atlantique Nord (1945-2018) ?

    Ce document a été généré automatiquement le 30 avril 2020. EchoGéo est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 4.0 International (CC BY-NC-ND) Le réchauffement climatique actuel influence-t-il l'activité des ouragans extrêmes de l'Atlantique Nord (1945-2018) ?

  • [hal-03065942] Des géographes engagés contre la LPPR : interviews de chercheurs dans le contexte de la future Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche

    Dans la logique de la loi LRU, le candidat à la Présidence Emmanuel Macron promettait de renforcer l'autonomie des universités afin de donner " Les mêmes chances pour tous nos enfants ". Élu, il fait mettre en place trois groupes de travail pour mener un diagnostic de la situation de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et déboucher sur des propositions : Financement de la Recherche, Attractivité des emplois et des carrières, Recherche partenariale et innovation. Les rapports de ces trois groupes de travail sont remis à la Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, Madame Frédérique Vidal, et publiés le 23 septembre 2019.

  • [tel-03276704] Conflits urbains et démarche participative dans le processus de la rénovation urbaine : étude comparative entre la France et la Corée du Sud

    Basée sur l’approche comparative entre la France et la Corée du Sud, la thèse entend identifier et expliquer une tendance, assez universelle, de la démarche participative à travers une comparaison internationale et également les facteurs prioritaires et déterminants pour le développement de la « participation des habitants » à travers une comparaison interterritoriale.Dans le cadre de l’administration actuelle qui met l’accent sur l’importance de la décentralisation et de la gouvernance locale, la participation des habitants est depuis longtemps considérée comme un impératif. En particulier, le rôle des habitants, en tant qu’acteurs administratifs, devient de plus en plus important dans les politiques de rénovation urbaine qui se déroulent en prenant en compte des situations actuelles locales. Dans ce contexte, cette recherche se focalise sur des facteurs susceptibles d’influencer la motivation de participation active des habitants. La rénovation urbaine a des impacts considérables non seulement sur la vie quotidienne des habitants mais aussi sur leur patrimoine en raison de l’augmentation du prix immobilier après l’opération de rénovation. Dans ce constat, le statut d’occupation du logement peut être un facteur important faisant varier l’intérêt des habitant aux projets de rénovation et leur motivation à participer à ce processus. Il est commun de penser que les propriétaires auront un plus grand intérêt à la rénovation urbaine et participeront plus activement que les locataires. Pourtant, selon l’analyse des enquêtes menées sur les quatre terrains qui ont chacun un statut d’occupation différent, il apparaît qu’il est difficile d’affirmer que le statut d’occupation est un facteur déterminant influençant une participation active.Les résultats analytiques des enquêtes sur place démontrent plutôt que l’intérêt du projet de rénovation urbaine et la motivation de participation dépendent moins du statut d’occupation que de la vie associative. Ce fait peut être vérifié à la fois par l’analyse qualitative des situations conflictuelles apparues durant les opérations de rénovation urbaine et par l’analyse statistique des ressources humaines des habitants. En effet, la participation des habitants dans une situation conflictuelle ou dans un processus de rénovation est constituée systématiquement par la poursuite de leur intérêt commun, plutôt que de l’intérêt personnel (notamment économique) des individus. Alors, la vie associative joue un rôle important pour la constitution de ces intérêts communs des habitants. De plus, elle peut permettre aux habitants d’intensifier leur implication dans les réseaux sociaux au sein desquels les habitants peuvent évoluer comme citoyens actifs à travers des processus de discussion, de négociation et de décision lors des activités de leurs groupes. Autrement dit, l’association est un espace citoyen qui contribue à l’apprentissage de la citoyenneté et à la formation du capital social.

  • [hal-03514694] Art et culture dans les territoires. Réflexions à partir des notions d’ancrage, d’encastrement et d’empreinte

    L'objectif de cette communication était de réfléchir aux multiples rapports entre d’une part l’art et la culture – au sens des acteurs, lieux et projets dans les arts visuels, du spectacle et toutes les autres formes artistiques – et d’autres part les territoires – entendus dans le sens géographique d’une portion d’espace vécu et approprié par un système d’acteurs divers. Pour cela, une proposition théorique a été définie à partir d'un triptyque ancrage - encastrement - empreinte dans le but de faire émerger une grille métaphorique et notionnelle pour penser, comprendre et analyser les multiples liens culture-territoires, la proposition théorique s'appuyant sur une grande diversité d'exemples concrets enquêtés empiriquement.

  • [halshs-03365206] Les territoires créatifs au prisme de la scène. Analyse de l’encastrement territorial d’une communauté artistique dans le quartier M50 à Shanghai

    L’article propose de mobiliser le concept de scène pour analyser les territoires artistiques, culturels et créatifs. Pour cela, quatre angles d’observation des scènes culturelles vont être définis, et dans leur lignée autant d’idéaux-types – scène vécue, scène éprouvée, scène construite, scène médiatique – permettant de caractériser les territoires dans lesquels est encastré un réseau d’acteurs artistiques et culturels qui déborde sur la ville et façonne son ambiance et son image, c’est-à-dire une scène. Pour illustrer ce recours au concept de scène, le cas du quartier artistique M50 à Shanghai est analysé en mobilisant les enquêtes de terrain réalisées à partir d’outils méthodologiques variés (entretiens semi-directifs, observation in situ, étude de documents officiels et analyse de discours sur le web). Au prisme de la scène, le M50 révèle un certain nombre d’enjeux de l’encastrement territorial des communautés artistiques : un ancrage spatial dans des configurations géographiques singulières, le déploiement de dynamiques de réseau internes aux mondes de l’art, la génération d’ambiances urbaines spécifiques qui bénéficient aux différents usagers du territoire, la construction institutionnelle d’un récit et d’une image de « territoire artistique », et enfin la médiatisation de ce territoire artistique qui accroît sa visibilité et sa notoriété dans les mondes de l’art et du tourisme. Ce faisant, le concept de scène permet une analyse transversale des territoires créatifs, ouvrant des perspectives pour de futures recherches.

  • [halshs-03383152] Des quartiers industriels aux quartiers créatifs. Héritages et trajectoires des territoires artistiques post-industriels

    Cette communication a pour objectif de discuter de la notion d’héritage au prisme des trajectoires évolutives connues par les anciens quartiers industriels transformés en quartiers créatifs. Après une brève définition des termes clés, il s'agira de proposer une balade géographique et historique dans différents quartiers industriels laissés en friche suite à la crise des années 1970 puis réinvestis par des artistes et autres acteurs culturels pour devenir des quartiers créatifs. La conférence, organisée dans le cadre d'un cycle dédié aux Héritages, est disponible ici : https://confluences.hypotheses.org/3794

  • [halshs-03365302] Les quartiers culturels et créatifs, entre création artistique et attractivité des territoires

    Modèle urbain né spontanément au début des années 2000 dans des espaces en friche, le quartier culturel et créatif tend à s’institutionnaliser.

  • [hal-03514726] Le concept de scène appliqué aux territoires créatifs. Perspectives chinoises

    Cette communication avait pour objectif de présenter l'avancement de mes recherches sur le concept de scène appliqué à l'analyse des territoires créatifs (villes, quartiers...) en développant le cas des quartiers et des clusters créatifs en Chine et plus particulièrement à Shanghai.

  • [hal-03514673] Ancrage, encastrement, empreinte. Triptyque métaphorique et notionnel pour penser les relations complexes entre art, culture et territoires

    Cette communication a pour objectif de discuter de l’ancrage territorial dans le champ de l’art et de la culture. Pour cela, une proposition théorique va être définie autour d’un triptyque notionnel et métaphorique mobilisant l’ancrage, l’encastrement et l’empreinte dans un registre territorial.

  • [halshs-02553604] Les dessous de la ville créative à Nantes : les quartiers de la création in et off

    L’instauration du Quartier de la Création officiel en 2011 consacre le tournant culturel puis créatif pris par Nantes afin de s’affirmer comme une métropole attractive. Cet étendard de la « ville créative » n’a pour autant pas conduit à la disparition du quartier de la création historique de la ville : celui des Olivettes. Deux quartiers « créatifs » cohabitent donc de manière originale au sein de la même ville, l’un porté par l’institution (le in), l’autre revendiquant au contraire son indépendance (le off).

  • [hal-03251511] Birth and mutation of cultural scenes: Between art and tourism in Chinese art districts

    This presentation proposes to use the concept of scene to analyze cultural and creative quarters. Cultural scenes can be characterized by four facets which will be used to analyze Chinese creative quarters, and more particularly the Shanghai's M50 art district, which has been the subject of a varied range of field investigations (semi-structured interviews, on-site observations, study of official documents, and web discourse analysis).

  • [hal-03130532] Les tiers-lieux culturels : contexte, principes communs et raisons d’être des lieux intermédiaires et hybrides de l’art et de la culture

    Cette intervention avait trois objectifs. Premièrement : poser le contexte dans lequel les tiers-lieux culturels se sont développés depuis la filiation ancienne avec les friches culturelles et autres lieux intermédiaires de la culture. Deuxièmement : définir les tiers-lieux culturels en s'appuyant sur quelques principes communs qui réunissent une grande partie de ces lieux (mutualisation de l'espace, des compétences, etc. ; croisements disciplinaires ; hybridité des lieux et des usages ; position d'intermédiaire ; gouvernance collective et démocratique ; volonté de partage et d'échange ; statuts de l'ESS ; rapports variés au territoire...). Troisièmement : analyser les différentes raisons d'être de ces lieux et des projets qui les sous-tendent, c'est-à-dire les différents facteurs qui poussent les artistes et acteurs culturels à monter des tiers-lieux culturels et à s’organiser ainsi collectivement au sein de lieux partagés (passion artistique, projet de territoire, survie économique, culture du faire ensemble dans certains secteurs artistiques, liens affectifs et partage de valeurs...).

  • [hal-03130435] L’envers des clusters créatifs en Chine. Mise en tourisme, gentrification commerciale, surveillance et autres enjeux de la labellisation des quartiers d’artistes

    Cet article vise à montrer la façon dont se sont constitués les "clusters créatifs" dans les villes chinoises et les enjeux dont ils sont porteurs. Ces clusters sont au départ des quartiers d'artistes formés spontanément dans d'anciennes zones industrielles en déclin dans les années 1980 et 1990. Leur labellisation officielle par les autorités locales au début des années 2000 marque un tournant : ces quartiers deviennent l'objet d'une stratégie d'instrumentalisation de l'art et de la culture au service d'objectifs touristiques et immobiliers. Ce faisant, les quartiers et leurs alentours connaissent d'importantes mutations : développement touristique, gentrification commerciale liée à l'implantation d'établissements commerciaux au détriment des ateliers d'artistes, valorisation immobilière, etc. En s'appuyant sur de nombreuses photographies, cet article montre que ces clusters s'inscrivent dans le mouvement de mise en tourisme, d'esthétisation et de marchandisation des villes contemporaines sous l'influence du "capitalisme artiste". Cet article montre également que les clusters créatifs chinois répondent au contexte local spécifique marqué par un régime autoritaire qui limite les expressions artistiques dissidentes.

  • [halshs-03365370] Dynamiques de club et ambivalence des réseaux relationnels territorialisés. Réflexions à partir du cas des quartiers culturels et créatifs

    Cette communication met en évidence comment, dans le cas des quartiers culturels et créatifs, les réseaux territorialisés produisent des dynamiques ambivalentes proches du modèle d’un club spatialisé en alliant des systèmes collectifs de solidarités à des processus de sélection sociale et d’entre-soi. Il s’agit notamment de montrer la manière dont ces dynamiques de club sont portées par quelques acteurs leaders qui y jouent un rôle moteur, comment elles génèrent des ressources territorialisées (image du territoire, réseau d’entraide, ambiance urbaine, etc.) qui se différencient suivant leur degré d’accessibilité (partagées entre les membres du réseau seulement, avec d’autres usagers du territoire, accessibles à tous), et enfin comment elles génèrent, souvent par le biais d'une instrumentalisation politique, des mutations territoriales (gentrification, mise en tourisme, nouvelle centralité...).

  • [hal-03130095] Faire de la recherche en Chine. Contraintes et enseignements du terrain en contexte étranger

    La pratique de terrain, centrale dans le travail de recherche en géographie, peut s’avérer plus ou moins complexe et contraignante. Elle est en effet liée à de multiples facteurs, tels l’accès aux acteurs, la disponibilité des données, la connaissance de la langue et des codes locaux par le chercheur, etc. Cet article vise à mettre en lumière à la fois les contraintes liées à la pratique du terrain en contexte étranger, et les moyens, les arrangements et les bricolages qui peuvent être mis en place pour les surmonter. Pour cela, deux recherches menées en Chine par des chercheur-e-s nord-américaine et français sont mobilisées. L’une porte sur la patrimonialisation et la mise en tourisme d’un quartier de la ville de Ningbo, l’autre sur les dynamiques urbaines, artistiques et touristiques du quartier créatif M50 de Shanghai. Dans les deux cas, c’est la non-maîtrise du mandarin qui a constitué la principale contrainte, bien que d’autres se soient également ajoutées (contrats courts, contexte politique autoritaire, etc.). Le croisement de ces deux exemples, où les contraintes initiales et les éléments de contextes sont similaires, permet de mettre en évidence la diversité des contournements mis en place en fonction de la spécificité des terrains appréhendés.

  • [hal-02464270] L’ESS dans les quartiers créatifs : ancrage et utilité sociale dans les territoires de proximité

    Cet article cherche à identifier les conditions d’émergence d’espaces de rencontre au sein de quartiers concentrant des organisations culturelles et créatives, dont certaines relèvent de l’Économie sociale et solidaire (ESS). Comment ces dernières contribuent-elles à créer des lieux d’échange et de croisement ouverts aux habitants ? Leur statut ESS renforce-t-il la dimension sociale de ces quartiers ? Sur la base d’enquêtes qualitatives conduites dans trois quartiers en France, à Nantes (les Olivettes), à Marseille (le Panier) et à Grenoble (Berriat), le positionnement et le rôle des structures culturelles et créatives de l’ESS est analysé. Ces organisations apparaissent majoritairement (à 65%) mues par la volonté de faire émerger de tels espaces de rencontre via des actions concrètes, plaçant au second rang de leurs motivations la rentabilité financière.

  • [hal-03169169] Les quartiers culturels et créatifs : définition et enjeux

    Dans le cadre de l'atelier « Les Quartiers culturels et créatifs : leviers de redynamisation territoriale en Ile-de-France ? » organisé lors du 6ème Forum Entreprendre dans la culture, cette communication avait pour objectif de proposer une mise en perspective du cas de l'Ile-de-France (présenté par d'autres intervenants) au regard des recherches scientifiques menées sur les quartiers culturels et créatifs de manière générale. Sur la base des travaux académiques existants et de recherches empiriques en France (Nantes, Marseille et Grenoble) et en Chine (Shanghai et Pékin), une définition des quartiers culturels et créatifs est proposée, avant de détailler une partie des enjeux dont ils sont porteurs (dynamiques spontanées versus planification politique, réseaux collaboratifs, gentrification...). L'atelier est disponible en intégralité : https://www.youtube.com/watch?v=7blTx5vYpfE

  • [halshs-02863757] Pour une ville culturelle et touristique : retour sur une stratégie nantaise

    Pour tourner la page de l’industrie, Nantes a fait le pari de la culture dès les années 1990. Initiée par quelques acteurs majeurs comme Jean-Marc Ayrault et Jean Blaise, cette stratégie a accéléré le changement d’image de la ville et contribué à en faire la métropole attractive qu’elle est devenue. Des Allumées au Voyage à Nantes jusqu’au projet de l’Arbre aux Hérons, la ville se distingue par la continuité et l’ampleur de sa politique mobilisant l’art et la culture comme leviers du développement touristique, et plus largement de la transformation urbaine.

  • [hal-03130569] Le quartier artistique M50 à Shanghai, une scène culturelle ?

    Cette communication avait pour objectif de tester la grille d'analyse conceptuelle et méthodologique de la scène sur le quartier artistique M50 à Shanghai. Plusieurs axes de réflexion ont été abordés pour montrer comment une scène culturelle est encastrée dans ce quartier et comment elle évolue (et fait évoluer le territoire) : la configuration géographique et historique du quartier, la communauté artistique ancrée sur ce territoire (réseaux, acteurs leaders...), les éléments communs liant cette communauté (valeurs, lieux de rencontre, évènements...), les effets de débordements produits par cette communauté sur son territoire d'ancrage (ambiance urbaine, image, valorisation touristique...), et la manière dont cette communauté territorialisée est relayée dans les médias et sur les réseaux sociaux.