Publications

  • [hal-04553788] “Airport city” or “VIP” urbanism? Questioning the market-led land development strategies of airports

    Airport authorities are gradually shaping urban spaces through their property development: hotels, business parks, conference centers, etc. This article challenges these development strategies pursued by increasingly financialized and privatized airports in the name of “airport city” policies. It shows that the changes underway are a vivid expression of a VIP model of urbanism, in which the airport authority, maximizing its revenues and land value, naturalizes its emphasis on high-end real-estate projects, trivializing their social reach. The analysis draws on the case of the Paris city region, characterized by land scarcity and housing issues, and its airport authority, Aéroports de Paris (ADP), one of the largest landowners in the region. Using documents from ADP, a press corpus, and interviews, we highlight how the distinctive geography at play in air terminals changes scale by being projected onto real-estate “diversification” projects, as ADP opts for urbanization centered around the upper fractions of the flying public. This market-led development leads to a form of elite capture that seeks to dwarf or endogenize other existing and potential uses and users of airport land. This article further deconstructs this urban model by shedding light on the multiple tensions it generates and pleads for a more critical debate on airport land uses and planning.

  • [hal-04545557] Mobilités et changement climatique : quelles politiques en France ?

    À l'heure de l’urgence climatique, cet ouvrage sonde la transition à opérer en matière d’empreinte carbone de nos activités en prenant l’exemple des mobilités. Elles correspondent au premier secteur émetteur en France, à l’origine de 30 % des émissions nationales. C’est aussi le secteur à l’inversion de la trajectoire carbone la moins évidente. À quelles politiques climatiques a-t-on dès lors affaire ? Comment les acteurs impliqués dans les politiques publiques, publics, privés ou de la société civile, se saisissent de l’objectif de réduction de l’empreinte carbone des mobilités ? L’analyse croisée des médias et d’un travail d’enquête aux échelles locales, nationale et européenne permet une investigation critique des discours, des outils et des actions entreprises pour réduire, éviter ou transformer les mobilités les plus émissives. Ce livre montre l'ampleur des défis auxquels les sociétés et leurs territoires sont collectivement confrontés pour engager, en pratique(s) et avec justice, une transition des mobilités à la hauteur des enjeux.

  • [hal-04564820] Mobilités

    High tech, actives ou partagées, à forte ou faible empreinte carbone, valorisées ou exposées à de multiples dangers : les mobilités embarquent bien des pratiques et des dynamiques du monde contemporain. Ce volume de la Documentation photographique fait le point sur ces mises en mouvement et sur leur portée géographique et sociale.

  • [hal-04151425] Les mobilités post-Covid : un monde d’après plus écologique ?

    La pandémie de Covid-19 est venue bousculer les mobilités sur fond d’exacerbation du changement climatique. Les adaptations observées durant la crise sanitaire seront-elles pérennes ? Métropolitiques et le Forum Vies Mobiles ouvrent un dossier commun pour éclairer les mutations de nos mobilités.

  • [hal-04313315] De quelle manière la menace terroriste et les réponses antiterroristes transforment les ambiances ordinaires dans les villes françaises ?

    Les attaques terroristes qui ont frappé les villes européennes ont fortement reconfiguré la vie urbaine. Au niveau de la production de l’espace urbain, nous assistons à une intégration des mesures antiterroristes, qui relèvent habituellement de l’urgence, dans les modes ordinaires d’aménagement et de gestion de l’espace. Cela concerne le déploiement de dispositifs matériels, humains et symboliques. Au niveau des pratiques ordinaires, les logiques sécuritaires s’invitent jusque dans les corps des citadins, dans les modes de vigilance qui leur sont suggérés, comme dans l’évolution des régimes de mobilité qui les touchent. Qu’elles prennent des formes manifestes ou subtiles, ces mutations affectent les ambiances urbaines en ce qu’elles ont des effets autant sur la matérialité des situations, leurs configurations sensibles et les modes de coprésence qu’elles suscitent. Cette communication se donne pour enjeu de comprendre les manières par lesquelles habitants et usagers des espaces publics des métropoles européennes, font, et vivent, avec le couple menace terroriste / mesures antiterroristes. Ce faisant, elle interroge également les manières par lesquelles les paysages urbains (matériels, sensibles, interactionnels) ordinaires ont évolué en relation à ce problème. La recherche se fonde sur une approche mixte, qui mêle itinéraires (Petiteau, 2006) et d’ethnographies sensibles réalisées en Île-de-France avec une enquête par questionnaire par diffusé auprès de 5000 personnes vivant en France. La plupart des recherches sur les ambiances et l’environnement sensible étant menées à l'aide de méthodologies qualitatives situées, cette combinaison permet, d’une part, une montée en généralité sur les représentations de la (in)sécurité dans un climat d’(anti)terrorisme dans le territoire français et, d’autre part, d’interroger le potentiel des approches quantitatives pour enquêter les ambiances. Dans un premier temps, nous aborderons la relation des citadins avec les nouvelles matérialités sécuritaires. Les ethnographies situées montrent que la fonction défensive des dispositifs d’aménagements sécuritaires n’est pas toujours identifiée par les habitants, ce qui semble indiquer qu’ils jouent un rôle marginal dans le sens d’une inflexion sécuritaire des ambiances. Pour autant, la saisie par le questionnaire des représentations de ces dispositifs, des peurs, de la (in)sécurité et de la violence, permet de qualifier ce qui a changé dans la vie des enquêtés, ce qui fera l’objet du second temps de la communication. Si les pratiques et les modes de vie d’aujourd’hui (à une certaine distance des derniers attentats terroristes en France) ne semblent pas être modifiés en apparence, la recherche met en lumière des évolutions notables. La rupture biographique que les attentats effectuent dans le corps social prend des formes de trauma collectif (Fregonese and Laketa, 2022; Fassin, 2014) qui s’active par certains phénomènes sensibles (Closs Stephens, Hughes et al. 2020; Laketa et al., 2021), comme des sons, les formes prises par la foule, les modes d’occupation et d’utilisation de l’espace, etc. Par là, il apparaît que ce sont par leurs ambiances que les citadins appréhendent la « normalité » des situations urbaines considérées. Et en indiquant que les ambiances de la ville « post-attentat » ont changé, il s’agit moins de qualifier une évolution majeure de l’environnement sensible que celle des modes de relations – corporels, affectifs et émotionnels – à celui-ci.

  • [hal-03844552] Atmospheres of (counter)terrorism survey / Enquête sur le terrorisme et le sentiment de sécurité dans l’espace public, 2022

    The Atmospheres of (counter)terrorism survey / Enquête sur le terrorisme et le sentiment de sécurité dans l'espace public dataset is based on a questionnaire survey carried out on a representative sample of 15,000 people from France (n= c. 5,000), Germany (n= c. 5,000) and the United Kingdom (n= c. 5,000), which was administered online between March and May 2022. The survey focuses on the practices, perceptions and emotions of people in these three countries, in public spaces, transport and private places. It aims to understand possible changes in these uses and experiences, such as the feeling of security, in relation to the terrorist attacks that have occurred in Europe in recent years and the security measures deployed in public places to protect against them.

  • [halshs-04071105] Assessing the (counter)terrorism impact on the urban atmospheres, practices, and emotions in European countries

    The terrorist attacks on European cities in recent years have reconfigured significantly ordinary urban life. They concern the production of urban space, which increasingly integrates the material and symbolic constraints of the counter-terrorism, and situated ordinary practices that experience increased logics of control, and whose regimes of use of space are potentially transformed in relation to the search for a greater feeling of security. From this, we propose that the atmosphere of European cities has changed. We have built a survey to assess these questions. Conducted in early 2022 on a representative sample of 15,000 people from UK, Germany and France, it focuses on ordinary practices and perceptions of urban space and the feeling of security and their relationship to past terrorist attacks, as well as the relationship to the fight against terrorism. This paper will address first the elaboration of the survey, the management of the ethical issues, and the contributions of critical research to such methodologies for the investigation of emotions and experiences of violence and fear. Secondly, the comparative results of this international survey will be presented. They show that the relationship to security issues, as well as the evolution of practices, differs from one country to another, and according to social, territorial profiles. Finally, this paper will question the capacity of such a method to address this theme, as most of atmospheric research is carried out using situated qualitative methodologies.

  • [hal-04356691] Mapping the everyday infrastructures of feeling: sonic transects of Paris underground

    When approached in their sensitive and aesthetic dimensions, urban transport infrastructures are usually considered as highly visual dispositifs, which convey images and representational imaginaries. However, the daily experiences of these infrastructures bring into play tactile, body-to-body, breathing, sweating, sound, etc. More than representational and embodied, these pathic experiences invite us to rethink the aesthetic modes of urban mobilities. This paper proposes a theoretical and methodological reflection on an ordinary aesthetics of transport infrastructures which we consider as infrastructures of feeling. In doing so, we aim to comprehend their active role in the formation of sensitive experiences and affective atmospheres of ordinary mobilities. This research is based on an investigation of the sonic dimensions of the metro and train spaces in the greater Paris area. A sensitive mobile methodology has been carried out, which articulates sonic go-alongs with sighted and blind users, and sound recordings. The result is expressed through a specific cartography, the sonic transects, which aims at giving flesh to this non-visual ordinary aesthetic. Organized according to a non-spatial, but temporal principle, these representations map elements relating to identity, emotions and sound atmospheres. In addition, these representations contribute to the deconstruction the classical geographies of transit spaces. Besides highlighting the sound dimensions of the everyday experience of urban mobilities, they suggest ways of mapping more-than-human and more-than-representational phenomena that are potently contained in every infrastructures.

  • [hal-04501897] Mobilités urbaines sensibles : expériences et usages des ambiances

    En abordant les transports et leurs lieux par le sensible et les ambiances, auxquels la littérature accorde une attention croissante, l’auteur montre combien ils forment des environnements éminemment empreints de circulations d’affects. Il éclaire tant leur expérience du point de vue des usagers que les recherches de façonnement des ambiances par les opérateurs.

  • [hal-04329155] Crises terroristes et ambiances urbaines : quelles marques les attentats laissent-ils aux villes ?

    Quelle(s) crise(s) traversent la vie urbaine et sa gestion à l’heure d’un « climat politique d’antiterrorisme » ? Dans un premier temps, l’article montre quelles formes prend la lutte contre le terrorisme en ville, en décrivant certaines évolutions des manières de produire l’espace urbain à des fins d’intégration de logiques sécuritaires. À partir de là, sont développées les manières par lesquelles ces évolutions contribuent à modifier les cadres de l’expérience ordinaire et les ambiances urbaines. Ces deux entrées permettent l’élaboration d’une discussion sur la crise urbanistique qu’induisent la menace terroriste et la lutte antiterroriste, qui excèdent largement la durée de l’événement-attentat au point de questionner les limites du « post-attentat », et influent à long terme sur la ville, comme espace produit, matériel, discursif, politique, etc., et la vie urbaine, comme espace de pratiques, représentations, affects et émotions.

  • [hal-04118833] Crise climatique et sciences humaines

    La crise climatique et environnementale n’est plus à notre porte. Elle est bien présente : rapports, études, mouvements citoyens ne cessent de la constater. Depuis le premier rapport du GIEC publié en 1990, le réchauffement planétaire n’a pas diminué, et, en 2023, l’optimisme climatique n’est pas à l’ordre du jour. Les États, les gouvernements, les institutions diverses et variées et les populations doivent impérativement en prendre conscience parce que, comme le soulignent les Nations Unies : « Les changements climatiques sont la question déterminante de notre époque et nous sommes à un moment décisif. De l’évolution des conditions météorologiques, qui ont des effets sur la production agricole et alimentaire, à l’élévation du niveau des mers, qui augmente les risques d’inondations, les conséquences des changements climatiques sont mondiales en termes d’effets et d’échelle. Sans action immédiate, il sera beaucoup plus difficile et coûteux de s’adapter aux conséquences futures de ces changements ». Face à cette urgence, quel rôle peuvent jouer les Sciences humaines ? En quoi peuvent-elles aider à repenser la relation que nous entretenons individuellement et collectivement avec l’environnement ? Comment peuvent-elles travailler à modifier les représentations et les comportements ? Sur le front de la prise de conscience, aux côtés de l’histoire, de la géographie, de la linguistique et des écritures de création, la littérature sous toutes ses formes et tous ses genres, en explorant les savoirs scientifiques sur le terrain des imaginaires, monte, de toute évidence, en première ligne.

  • [halshs-04390084] Schizophonic walks

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  • [hal-03887258] Ambiances, milieu, paysage : actualités et perspectives d’un débat fondé

    Ce billet s’inscrit dans la table-ronde « Ambiance – Milieu – Paysage » qui s’est tenue lors de la seconde Rencontre AAU : Situer les approches en termes d’ambiance. Faisant suite aux interventions de Pascal Amphoux, Théa Manola, Yann Nussaume et Frédéric Pousin. On y synthétise un ensemble de réactions faites « à chaud » relatives à celles-ci et propose quelques pistes d’ouverture des réflexions.

  • [hal-03700357] Défis théoriques et nouveautés méthodologiques dans l’enquête des situations sensibles

    Quelles sont les conséquences des mesures antiterroristes dans la façon de sentir la ville, d’y agir et de s’y sentir ? Plus précisément, comment les actions et dispositifs sécuritaires influencent les ambiances urbaines ordinaires. Cette communication expose des réflexions théoriques et épistémologiques issues d’une démarche mobilisant des approches géographiques, sociologiques et urbanistiques. La problématique articule la notion d’ambiance pour saisir l’expérience subjective du sensible (Kazig, Masson 2017) dans l’espace urbain, à la sociologie des émotions collectives (Bernard, 2013 ; 2017) pour interroger les effets du terrorisme et de sa prévention sur les affects et émotions quotidiennes. La méthodologie accorde une place importante aux approches qualitatives situées : ethnographies sensibles (Pink, 2009) combinant la méthode des itinéraires (Petiteau 2001) et des parcours commentés (Thibaud, 2001) ; entretiens semi-directifs avec des habitant.e.s d’Île de France, des aménageurs, des acteurs de politiques publiques et de sécurité ; et des observations non participantes des espaces publics fortement sécurisés.Cette approche assemblant ambiances et émotions permet d’aller au-delà de la terreur comme catégorie affective d’emblée associée aux actes terroristes et à la sécurisation de l’espace public (Adey et al. 2013) et d’accéder à la saisie du sens affectif (Anderson, 2009) des « panoramas émotionnels » (Drongiti, 2019) liés à ces phénomènes.

  • [hal-04401396] Vulnerability, Territory, Population

    During the Covid-19 pandemic, the term “vulnerable” was applied to “individuals” and to “populations”, “groups” and “countries” in discussions, laws and regulations; now it applies to all objects in relation to all kinds of threats. However, rather than a label for governing people and places, the notion of “vulnerability” was expected to become an instrument to tackle the root causes of disasters, poverty and maldevelopment, as well as the inequalities and injustices they bring, whether social, political, economic or environmental. Despite this radical dimension, vulnerability has gradually been incorporated into public policies and international recommendations for global risk and disaster management. This book is intended for researchers, students, managers and decision makers concerned with the management of not only risks and crises but also climate and environmental change. The first part examines the multiple theoretical and conceptual approaches; the second explores vulnerability assessments, using examples from the Global North and Global South; and the third discusses tools, public policies and actions taken to reduce vulnerability.

  • [hal-04401425] Vulnérabilité, territoire, population

    Dans la problématique des risques, la notion de vulnérabilité a été introduite par les sciences sociales pour analyser les risques « naturels », technologiques ou sanitaires au-delà de la menace, et ainsi prendre en compte les causes profondes des crises. Celles-ci sont en effet largement causées par la pauvreté et le mal-développement, ainsi que par les inégalités et injustices qu’elles entraînent, qu’elles soient d’ordre social, politique, économique ou environnemental. Cette critique radicale du monde social portée par le concept de vulnérabilité a été progressivement neutralisée par son intégration dans les politiques publiques et dans les prescriptions des organisations internationales. Cet ouvrage s’adresse aux chercheurs, étudiants, gestionnaires et décideurs concernés par la gestion des risques et des crises, et par les changements climatiques et environnementaux. La première partie examine les multiples approches théoriques et conceptuelles, la deuxième explore les évaluations de la vulnérabilité, à l’aide d’exemples au Nord et au Sud, et la troisième discute des outils, politiques publiques et mesures prises pour réduire la vulnérabilité.

  • [hal-03527380] Drivers and dimensions of flood risk perceptions: Revealing an implicit selection bias and lessons for communication policies

    Flood damages have increased in many regions around the world, and they are expected to continue to rise in the future due to climate change. To reverse this trend, awareness of flood risk among the population is required to support flood risk management policies and improve flood preparedness. However, empirical studies on the drivers of flood risk perceptions conducted thus far have reported mixed and contradictory results. The aim of this study is to provide insights into the factors that influence perceptions of various dimensions of flood risk to draw lessons to guide flood risk communication strategies. We test a variety of hypotheses of possible factors of influence on flood risk perceptions that are motivated by theoretical concepts and previous empirical studies, whilst also controlling for socio-demographic variables. A representative sample of 2,976 residents answered our survey assessing the role that past flood experiences and risk communication play in shaping flood risk perceptions. Besides exploring flood risk perceptions more robustly, this large sample also facilitates the systematic study of ‘don’t know’ answers, which are often dismissed as missing data in many studies. Rather in this study we analyze what ‘don’t know’ answers reflect in terms of knowledge about particular dimensions of flood risk. The study finds that older people, as well as those who have higher levels of income and education, are significantly more likely to express their flood risk perceptions, respondents who are unable to answer the questions on flood risk perceptions face a lower flood risk, report to have been living in their neighbourhood for a shorter period of time and have less first-hand flood experience. Previous studies might thus be biased by an implicit selection effect. Finally, we show that findings are highly dependent on other explicit choices made by researchers, including the apparently self-fulfilling impact of selecting one explanatory framework over another. New insights emerge from the role that information campaigns and social vulnerability play in the ability to answer the questions. Based on our findings, we offer recommendations for improving flood risk communication policies, specifically increasing the frequency of communication, ensuring that campaigns are focused in terms of the content they provide and the subgroups of the population they target.

  • [hal-03795887] Small-Area Estimations from Survey Data for High-Resolution Maps of Urban Flood Risk Perception and Evacuation Behavior

    “Behavior-blind” risk assessments, mapping, and policy do not account for individual responses to risks, due to challenges in collecting accurate information at scales relevant to decision-making. There is useful spatial information in social survey data that is sometimes analyzed for spatial patterns despite potential biases. This article explores whether risk perception and adaptive behavior can be inferred from census and hazard exposure data with a specifically designed survey. An underlying question is what precautions surveys should take before mapping the results. We find that a hybrid multilevel regression and (synthetic) poststratification (MRP-MRSP) model can facilitate the transition from individual survey data to small-area estimations at different scales, including 200-m grid cells. We demonstrate this model using municipal-level survey data collected in the Paris region, France. We find that model accuracy is not decreased at finer scales provided there is a strong spatial predictor such as hazard exposure. Our findings show that a wide range of flood risk perception and evacuation behavior can be estimated with such downscaling techniques. Although this type of modeling is not yet commonly used among geographers, our study suggests that it can improve mapping of survey results and, in particular, can provide spatially explicit behavioral information for risk assessment and policy.

  • [halshs-04033810] Entre le regain et l’incendie : l’étape oubliée du compostage industriel, voie médiane abandonnée du traitement des ordures ménagères (Île-de-France, années 1940 – années 1990)

    Focalisée sur les grandes innovations techniques et les trajectoires sociotechniques dominantes, l’histoire du traitement des déchets organiques urbains a partiellement négligé les techniques alternatives de recyclage agricole. Celles‐ci ont pourtant perduré dans les usages jusque tard dans certains contextes territoriaux. Dans la région parisienne, entre les années 1940 et les années 1990, une partie des flux de matières résiduelles des villes de l’agglomération a ainsi continué d’être orientée, de manière assez décentralisée et en dehors des grands réseaux techniques, vers les sols cultivés des campagnes voisines. Avant que ne s’impose assez tardivement et presque sans partage le système du tout‐ré‐ seau qui destine l’ensemble des ordures à la destruction‐dispersion en usine d’incinération ou à l’enfouissement en décharges, ces techniques alternatives telles que le compostage ont même connu un certain regain. Le compostage industriel s’est ainsi développé de façon éphémère autour des années 1960. Cependant, il ne survit pas aux années 1970 qui reconfigurent profondément les rapports de force et la hiérarchie entre les technologies. En suivant la trajectoire de ces alternatives, une autre histoire du traitement des déchets se dessine, où villes et campagnes maintiennent de fertiles liens organiques avant que les unes et les autres ne scellent définitivement (?) leur rupture à la fin du XXe siècle. Elle permet d’esquisser quelques raisons de ce succès éphémère puis de cet échec.

  • [hal-04515678] L’empreinte des lieux culturels sur les territoires

    Cet ouvrage collectif explore la question des relations entre institutions culturelles et territoires, et interroge les effets multidimensionnels des projets artistiques sur les sociétés et leurs espaces. Dans le prolongement d’un colloque venant clore une recherche-action consacrée à l’évaluation de l’empreinte civique de deux scènes nationales, il propose les contributions de praticiens, d’artistes et de chercheurs issus de disciplines variées (géographie, sociologie, gestion, information-communication, esthétique) qui observent, construisent et cherchent à évaluer les dynamiques sociospatiales associées aux lieux culturels. Il rend ainsi compte de la richesse des réflexions et des débats suscités par la recherche de nouveaux modèles culturels en réponse aux grands enjeux politiques, sociétaux et environnementaux contemporains.

  • [hal-04501867] Les transports et leurs lieux

    Dans l’enchevêtrement de pratiques, de protagonistes, de techniques et d’infrastructures qui permettent la mobilité, les sites du transport occupent une place déterminante. Alors que les transports sont souvent abordés par le prisme des réseaux, Les transports et leurs lieux invite à déplacer le regard vers les lieux qui assurent l’arrimage des transports et la mise en mouvement des individus, des objets et des matériaux. Par les multiples activités qui s’y déploient, les lieux de transport participent activement aux interdépendances qui fondent notre quotidien. Cet ouvrage permet d’appréhender les sites de production et d’expérience du transport comme des lieux-processus où se joue une part considérable des défis des sociétés et de l’habitabilité des territoires : transition écologique, inégalités sociales, place du vivant et des minorités, accès à l’emploi et à d’autres ressources, prise en compte du sensible, logiques marchandes et sécuritaires, déploiement du capitalisme numérique et relations au proche et au lointain.

  • [hal-04501877] Introduction

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  • [halshs-04286576] Anchoring, embeddedness, footprint: A metaphorical triptych about the relationship between places and societies. Reflections based on the relations between art, culture, and places

    This article aims to contribute conceptually to the understanding of the relationships of individuals and collective groups to places through a theoretical proposal structured on a metaphorical triptych anchoring (the boat and its anchor), embeddedness (the interlinking of two entities), footprint (the influences and traces left). In order to embody this triptych, each of the metaphors will be defined and then empirically applied to the field of art and culture in a spatial perspective. The analysis is based on field investigations conducted on the relationship between art, culture, and places in various contexts (Île-de-France, Nantes, Shanghai, etc.) and using different tools (interviews, observation, network analysis, etc.). It highlights three main results: first, the spatial agglomeration of cultural venues in some specific urban areas and the interplay of local resources and international circulations that occurs there (anchoring), then the diversity of forms and degrees of insertion of cultural venues in the local environment (embeddedness), and finally the ambivalence of the traces and effects of cultural actors and projects on local territories and their evolutions (footprint), effects that can contribute to the local cultural vitality, but also to the production of phenomena of disanchoring/disembeddedness of artistic creation. Beyond the artistic and cultural field, this triptych opens research perspectives on the relationship between societies and places by proposing a transversal and dynamic conceptual grid to analyze the spatial dimension of social realities.

  • [hal-04360518] El camino es lo que cuenta. Viajeros y movimiento en guías turísticas y de rutas (Francia - Estados Unidos, c.1850-c.1950)

    Al ordenar la información y clasificar las cualidades de los lugares, las guías turísticas actúan como sistemas para recomendar qué ver. La descripción de los lugares en las guías invita al lector-viajero a hacer una parada, y su descripción e ilustración ocupan gran parte de las guías. Pero los guías son también, y sobre todo, invitaciones a viajar. Y si el viaje es una sucesión de paradas, también es una sucesión de movimientos, un compromiso físico del viajero ante la distancia a recorrer, la elección de un medio de locomoción y la experiencia de atravesar el espacio. Y, sin embargo, la iconografía de las guías turísticas presta poca atención al movimiento en sí. En esta contribución, proponemos un estudio del lugar que ocupa este movimiento en las representaciones de varias colecciones de guías publicadas en Francia y Estados Unidos (principalmente entre las décadas de 1850 y 1950). Se tomarán ejemplos de importantes colecciones de guías, como Appleton o Joanne, guías y annuaires de route del Touring Club de France y Michelin, o los American Automobile Blue Books, pero también de publicaciones más pequeñas y no seriadas. Se prestará especial atención al cambio entre las guías del pre-automóvil y del automóvil, para mostrar cómo la representación del movimiento cambió con los medios de transporte.